Lundi 2 novembre 2009



Tiens j'vais te parler de ma Tante-Monolithe-Doré.

Ce n'est pas celle du maternage-foulard-prières mais une des multiples-autres de mon adolescence-Passé.

Elle s'appellait "Neige" mais plus mate tu peux pas faire mieux. Ses parents se sont gourés grave quant au préblaze (cimer Sana).

Une vraie Africaine qui a honte un peu d'sa race. Elle se liftait les tifs en Danoise et ça jurait sévère sur sa peau. Qu'elle aurait blanchi sa peau à la Javel : elle aurait pas dit non.

Mais les femmes riches même rebeus faut qu'ce soit Blond on ne sait pourquoi cette connerie. Faut qu'ça s'dore et qu'ça brille de millions d'feux. En bijoux-pas-du-toc-même-volés et des fringues à l'aune des éclats sans oublier l'horrible lourdeur d'un parfum capiteux. Avec une bonne vieille sueur âcre en accompagnement sinon ça n'a aucuns charmes.

Mélange détonnant j'te promets.

Mon Daron voyait d'un sale oeil ma fréquentation d'avec elle. Elle faisait Vieille-Maquerelle-du-Blède. D'ailleurs a souvent rendu service à mes ébats en toutes complicités en me couvrant avant que le doute ne s'installe vraiment dans la tête du père qui flaire à mille lieues les embrouilles.

N'empêche on fumait comme des usines à pétrole. On brûlait même comme le gaz brûle. On picolait sec. On s'cuitait en famille si c'est pas bonnard. Je volais la cave paternelle pour la fournir !

Je rusais.

Un jour, j'étais déjà en Cefran-la-Noble (?! : hic et nunc ? Brosse-toi !) la Tante m'offre une valoche complète de contraceptifs-oro. Les préservatifs ç'auraient été mieux mais bon on va pas cracher dans la soupe. Elle imaginait sûrement une vie à ouame de sexe torride. Attentionnée et j'avoue j'ai apprécié le Présent-présent. Rires.

En revanche fallait voir la tronche de ma mère au retour : moment du déballage des bagages. Bien une centaine de boîtes : n'avait pas lésiné le Monolithe !

La Daronne chiait vert sans l'odeur mais c'était tout comme. Elle a claqué la valoche d'un coup sec sans mots-maux-dire. Ma sexualité la dépassait comme tout ce qui me concernait.

Un Vaste Mépris.

Et j'pensais dans ma tête de piaf : la Voie est ouverte. A moi les Jules en surnombre j'ne risquerai jamais la cata engrossée.

Tu parles. Les jeunes-filles sont Vraiment connes.

J'avais pas la culture d'la capote encore moins le rituel des prises de médocs (un truc que la Tante ne pouvait historiquement me transmettre).

Et v'la le Polichinelle !

Bonjour la galère même si le Jules est sublime c'est vraiment pas l'moment.

Quelques jours de retard de menstrues (c'est horrible ce mot. No ?). C'est panique-froide à bord du paquebot.

Les prises de comprimés quand on est con c'est super-aléatoire mais pas seulement : j'lai cherché grave.

J'aboule chez l'gynéco en urge. Y a l'temps pour la pillule abortive... Y a bien un Dieu kekpart !! C'est dingue j'ai sauté sur l'occaze. Mais y avait un foutu-protocole qui t'obligeait d'passer devant un psy : histoire que tu regrettes pas la magie de la Nature. Mais oué !

Emballée en cinq minutes ma poulette-psy. Aucun état d'âme ni vague d'ailleurs. Elimination de l'Intrus. Recta. On va pas en chier une pendule no ?

RU484 (n'empêche j'm'en souviens... Est-ce le titre d'un bouquin ? bref on s'en foutre). Pour sûr je l'ai sentie passer la salope. Les douleurs ça : normal.

La Liberté est sans prix.

Ca m'a pas calmée au contraire. J'me contrôlais sanguinement tous les trois mois because Sida-comme-une-grande-personne. Prête déjà à en payer l'énorme somme. Mérité Salope.

Passée au travers.

Dans la salle d'attente j'me disais : ou j'me dilue d'Angoisse ou j'accepte l'Irréparable.

Toujours clean c'est épatant !

Depuis j'couvre le Vit ça vaut mieux et joue paradoxalement mais pas seulement la Vraie Nudité sinon cela n'a aucun sens. C'est l'cas d'le dire.

C'est le Choix-Trié te dis-je qui compte !

Le Sex-Kapital ça s'assume ou j'me fais bonne-soeur ?

Allé j'me tape les fesse mézigue-même s'il le faut.

Merci ma Tante. Entre la Femme et la Tarlouze : tu te rasais même la moustache comme un keum tellement t'es en retard pour la Soirée du Siècle ! Là j'ai compris où se situait la Classe et la Débandade.

P'tain quel Destin Féminin.

Ton cadavre sera d'une blondeur aveuglante je le subodore !

Je t'aime Tata. Diablesse de Tante.

A tchao bonsouère.

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Par Magikw
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