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Mon Pote !
J'vais m'faire plus rare sur magikblog. Juste te transmettre façon Aïculcul au mieux des brèves-brèves histoire de ne pas t'abandonner complètement Toi-Chéri-Qu'un-Rien-n'Habille. Vidéos oué
pourquoi pas qui en disent long des fois.
Non que je lâche l'affaire. Ô no ! Disons que j'prépare du plus maousse. J'vais vers le Grand Large. Long Voyage qui me prendra du temps.
Tu me liras plus longuement... Un jour. Espère !
Spéciale dédicace pour Caracalla.
Indique-moi des "boîtes" pour te transmettre tranquillos les infos et les suites. Cimer.
Bons baisers où tu sais.
Je vis dans un Peplum continuel.
Conscience rendue : paf dans la chetron. On fait des Liens parfois tu t'demandes les drôles de synchronicités comment ça s'fait que ça s'passe ainsi.
N'est-ce-pas Jung même si t'es complètement Fou ?! Rires.
Sérieux, j'me demande s'il n'a pas raison des fois. J'me sens à la fois à moi et collective. Mais j'y mets du Freud pour raison-garder-à-ma-manière. Jamais scientifiquement mais
sensuellement de façon imprécise. Ok.
...
Mes origines sont lointaines même si elles sont mixtes certes. N'empêche j'ai suffisamment mariné dans le jus algérien pour en "savoir" quelque chose. J'te l'ai dit moult fois la Nation France
m'a donné l'Amour des Mots et des Belles Choses. L'Algérie : le Mystère et la Sensualité. La Violence aussi. Inhérente.
D'où toujours Eros avec Thanatos. Le Couple Parfait s'il en est !
Donc toujours des Amours Impossibles.
Jamais surprise par le fait puisque ça vient de loin. Des Amours Brutales où j'ai souvent frôlé le Génie de la Vie. Qui est Roman. Ton propre roman-vrai. Tu décides un jour que ce sera ainsi
sinon c'est la Mort même Vivante. Tu m'comprends hein.
...
Des enfants j'ai enfanté. Que j'ai voulus. A donf. Oublie le cache-douleur. J'voulais sentir consciemment quand ça passe de l'Ombre à la Lumière. La Douleur d'avoir des enfants ça dure. Par
spasmes. Tant que tu vis. Faut l'savoir.
Et naître des Femelles ça interroge pour la suite et j'me suis pensée : ça continue comme avant ! Des Guerrières j'en fait. Tribu. Car la Vie c'est Eros et
Thanatos et ça s'prépare. Ca s'entraîne.
...
Nomades. Vie Frugale. Noblesse du Nom. Rudesse des éléments.
...
Ensuite culture de navets. Sédentarisation. Le Grand-Daron prenait la tête à mon père si surdoué que la France-Coloniale le voue aux plus hautes études. Voyait ça d'un sale oeil le Grand-Daron.
Fallait pas quitter la Terre. Mon père étudiait en cachette avec lampe de poche sous les draps à s'en péter les yeux. Donc passés de nomades / agriculteurs-misérables / bourgeoisie-pécunière. En
à peine deux générations.
Vertigineux !
...
Et la France coule dans mes veines. Façon mais façon.
Je lutte. Impossible de me contenter d'une certaine normalité sinon j'en crève.
...
FrançAlgériennes.
...
Bons baisers où tu sais.
La Peur.
La première-souvenue c'est l'Odeur des hôpitaux-d'avant. La vue des tubulures emballées dans des sacs-verts-empoussiérés. Sous le lavabo. Dans la salle de bain paternelle.
Restes-laissés because l'effroyable bazar paternel : ni ne jetait ni ne rangeait (c'était folklore à l'époque). Comme le foetus flottant dans le bocal-formolisé. Vraiment on avait ça au
dessus du frigo.
C'était Scientifique.
Il se délitait par lambeaux le foetus-mâle.
On s'est habitué. Faisait partie de la maison et de nous.
Ca évoquait rien de précis pour moi la Maladie, enfant, mais j'en ressentais le Climat. Indéfinissable. Failli crever la môme paraît-il. On me l'a suffisamment dit. Un miracle-limite (Ayé j'vais
me Saintétiser ! Rires). Bref ai survécu à des soins-lourds semble-t-il. Le Daron évoque toujours cet épisode avec Emotion et ça m'emmerde.
J'suis Survivante et alors. Depuis quasi ma naissance faut croire mais ça. Ca concerne tout le monde finalement.
Ensuite la plus terrible car elle te dépasse total quand tu as ton entendement : le Tremblement de Terre. Le Séisme. La Secousse. Tellurique. Les ruines et les morts. Surtout l'image d'une
gamine filmée dans son agonie sous des murs écroulés. Octobre 1980. J'avais neuf ans. Le plus Terrible. El-Asnam.
La Terre qui vibre on connaissait façon assez régulière : p'tites secousses dans la nuit ça donne un léger vertige. Mais en 80, celui d'El-Asnam on l'a reçu jusqu'à Alger dans la journée.
Fortement.
Ma p'tite soeur et moi étions seules à la maison en attendant le retour de mon père. Le sol a vibré fortement. Objets tombant des meubles. Et. Cet. Epouvantable. Grondement. Terrestre. J'me
souviens être allée sur le balcon (ce qu'il ne faut jamais faire car ça tombe en premier facile), et j'voyais l'immeuble de vingt étages en face de chez nous quasi. Osciller. Comme une
hallucination-parasismique.
Et les. Cris.
Alger est une Cuve. Elle est creuse un peu même si elle tombe dans la Mer. Ca résonne. Cri-Unanime. Quelques secondes comme des éternités. Et des Répliques ensuite qui te font bien mouiller
d'angoisse crois-moi.
Dix ans plus tard c'est la Guerre (jamais finie finalement depuis 1954 au moins). Couvre-feu. 21h : plus un humain dans les rues.
Ecoute l'Etrange Silence d'une capitale dans la nuit. Une ville habituellement bruyante avec le ressac-automobile. On n'entend rien presque. Sauf les sirènes. Et les chats et les chiens. Mais les
Kalach' aussi. Tactactacs.
Ca résonne te dis-je.
Quartier Belcourt chez ma tante. On matait un film avec mon cousin. Les femelles endormies. On entend des bruits et des tirs dans la rue juste pas loin de la maison.
Une clinique-maternité : en face.
On rampe à mon initiative pour mater à travers le mur pourvu de trous artistiquement disposés dans la loggia. La moindre voiture s'entend arriver dans la nuit te dis-je.
On voit débouler de la côte menant à notre rue un tacot rempli sombrement. Ca roule super-vite et ça crisse devant la maternité. Une portière s'ouvre et un type s'écroule sur le bitume. Un autre
armé sonne à la clinique.
Il, le type à terre. Il râle. Il pisse le sang. Ca coule à flots de sa cuisse garottée. Ruban noir j'me souviens. Et on est là mon cousin et ouame : Impuissants.
Le tacot détale plus haut et les pneus hurlent.
Une éternité avant que le portail ne s'ouvre. Il hurle longtemps-longtemps le gars. Il gémit. C'est Insoutenable. Pétrifiés on était comme des pierres le couz' et mézigue.
Et puis rajoute dix piges pour la Peur de l'Amour. Et ça s'écoule en libération-prolongée. Pas autant mais presque j'te jure.
J'ai Peur. Je Vis. Donc.
Bons baisers où tu sais.
Tiens j'vais te parler de ma Tante-Monolithe-Doré.
Ce n'est pas celle du maternage-foulard-prières mais une des multiples-autres de mon adolescence-Passé.
Elle s'appellait "Neige" mais plus mate tu peux pas faire mieux. Ses parents se sont gourés grave quant au préblaze (cimer Sana).
Une vraie Africaine qui a honte un peu d'sa race. Elle se liftait les tifs en Danoise et ça jurait sévère sur sa peau. Qu'elle aurait blanchi sa peau à la Javel : elle aurait pas dit non.
Mais les femmes riches même rebeus faut qu'ce soit Blond on ne sait pourquoi cette connerie. Faut qu'ça s'dore et qu'ça brille de millions d'feux. En bijoux-pas-du-toc-même-volés et des
fringues à l'aune des éclats sans oublier l'horrible lourdeur d'un parfum capiteux. Avec une bonne vieille sueur âcre en accompagnement sinon ça n'a aucuns charmes.
Mélange détonnant j'te promets.
Mon Daron voyait d'un sale oeil ma fréquentation d'avec elle. Elle faisait Vieille-Maquerelle-du-Blède. D'ailleurs a souvent rendu service à mes ébats en toutes complicités en me couvrant avant
que le doute ne s'installe vraiment dans la tête du père qui flaire à mille lieues les embrouilles.
N'empêche on fumait comme des usines à pétrole. On brûlait même comme le gaz brûle. On picolait sec. On s'cuitait en famille si c'est pas bonnard. Je volais la cave paternelle pour la fournir
!
Je rusais.
Un jour, j'étais déjà en Cefran-la-Noble (?! : hic et nunc ? Brosse-toi !) la Tante m'offre une valoche complète de contraceptifs-oro. Les préservatifs ç'auraient été mieux mais bon on va pas
cracher dans la soupe. Elle imaginait sûrement une vie à ouame de sexe torride. Attentionnée et j'avoue j'ai apprécié le Présent-présent. Rires.
En revanche fallait voir la tronche de ma mère au retour : moment du déballage des bagages. Bien une centaine de boîtes : n'avait pas lésiné le Monolithe !
La Daronne chiait vert sans l'odeur mais c'était tout comme. Elle a claqué la valoche d'un coup sec sans mots-maux-dire. Ma sexualité la dépassait comme tout ce qui me concernait.
Un Vaste Mépris.
Et j'pensais dans ma tête de piaf : la Voie est ouverte. A moi les Jules en surnombre j'ne risquerai jamais la cata engrossée.
Tu parles. Les jeunes-filles sont Vraiment connes.
J'avais pas la culture d'la capote encore moins le rituel des prises de médocs (un truc que la Tante ne pouvait historiquement me transmettre).
Et v'la le Polichinelle !
Bonjour la galère même si le Jules est sublime c'est vraiment pas l'moment.
Quelques jours de retard de menstrues (c'est horrible ce mot. No ?). C'est panique-froide à bord du paquebot.
Les prises de comprimés quand on est con c'est super-aléatoire mais pas seulement : j'lai cherché grave.
J'aboule chez l'gynéco en urge. Y a l'temps pour la pillule abortive... Y a bien un Dieu kekpart !! C'est dingue j'ai sauté sur l'occaze. Mais y avait un foutu-protocole qui t'obligeait d'passer
devant un psy : histoire que tu regrettes pas la magie de la Nature. Mais oué !
Emballée en cinq minutes ma poulette-psy. Aucun état d'âme ni vague d'ailleurs. Elimination de l'Intrus. Recta. On va pas en chier une pendule no ?
RU484 (n'empêche j'm'en souviens... Est-ce le titre d'un bouquin ? bref on s'en foutre). Pour sûr je l'ai sentie passer la salope. Les douleurs ça : normal.
La Liberté est sans prix.
Ca m'a pas calmée au contraire. J'me contrôlais sanguinement tous les trois mois because Sida-comme-une-grande-personne. Prête déjà à en payer l'énorme somme. Mérité Salope.
Passée au travers.
Dans la salle d'attente j'me disais : ou j'me dilue d'Angoisse ou j'accepte l'Irréparable.
Toujours clean c'est épatant !
Depuis j'couvre le Vit ça vaut mieux et joue paradoxalement mais pas seulement la Vraie Nudité sinon cela n'a aucun sens. C'est l'cas d'le dire.
C'est le Choix-Trié te dis-je qui compte !
Le Sex-Kapital ça s'assume ou j'me fais bonne-soeur ?
Allé j'me tape les fesse mézigue-même s'il le faut.
Merci ma Tante. Entre la Femme et la Tarlouze : tu te rasais même la moustache comme un keum tellement t'es en retard pour la Soirée du Siècle ! Là j'ai compris où se situait la Classe et la
Débandade.
P'tain quel Destin Féminin.
Ton cadavre sera d'une blondeur aveuglante je le subodore !
Je t'aime Tata. Diablesse de Tante.
A tchao bonsouère.
Il avait une de ces gueules d'Ange : moitié dans l'enfance et moitié con d'adulte. Pas "fini" en tous les cas réunis.
L'indéfinissable charme des Castrés. On est dans la Mue. Ce n'est ni homme (pas femme) ni gosse mais c'est délicatement-mâle oué-sûrement. Un truc bouleversant... Un corps d'homme
et cette p'tain de chetron de Déchu fraîchement. Un Charme du Diable.
L'Ange Infernal.
On est parti dans le Nord, petits doigts des pognes accrochés en territoire vraiment-complètement inconnu à la manière des Tunisiens entre hommes. Façon. On ne nous matait pas de travers dans
l'Nord.
Faut l'préciser.
Au début il me baisait comme dans les films. Il coulait un regard-clin-d'oeil (j'trouvais ça ridicule). Tête penchée il me besognait façon technique de celuikikonépa même si je subodorais le
sacré-potentiel-sacré.
Attendrie quelque part et même agacée, j'lui disais : "Mon pote : le Sexe c'est pas ça oh no Ducon !"
Et il était Triste. Si.
Après l'éjaculat-dérisoire. Surtout. J'empathissais.
Mister adorait particulièrement les coïts sous l'eau bain ou douche tu choises. Je ne sais pourquoi. Ouame c'était moyen quoique. Mais.
Quelque temps pour lui apprendre ma pâte. La Pâte-Femelle. Comment on malaxe la bonnefemme pas besoin de manières.
Revenus en Hexagone j'me revois encore posée sur un coffre et je lui montre comment pécho les chairs. La femme n'est pas fragile !
Dénudée, sous et sans vêtements je parle oui je parle beaucoup en posant mes mains sur mes nichonfesses circulairement. Je suis circulaire comme nous toutes finalement.
Veut me pénétrer bêtement et j'lui explique que c'est pas l'Essentiel. J'essaie pour l'Art et le Fun de lui faire comprendre que nos Désirs sont peut-être identiques et si différents mais
voui.
J'dis que ma beauté est éphémère et mon savoir immense hélas.
Me mate ainsi et se branle : ça ne me dérange pas.
J'essaie toujours d'expliquer avant : on pige ou pas.
Dresser un Homme c'est comme un Animal dans le sens noble du terme. Car j'me suis dressée aux fouets et aux tendresses ça c'est sûr.
Je transmets c'est mon Job.
On s'est battu. Pour jouer. Pas seulement. J'aime me battre. Je tacle. Je baffe sympathoche et le répondant ça me donne le LA de l'Âmour.
Au fil des mois-années j'le vois changer, s'élargir. Il m'a emmerdée grave.
Komiko et Gé-avé pour désordres locaux. J'aboule avec la baguette-jambon-au-cas-où. Les keufs me reluquent doucettement. Les uniformes me kiffent : j'y peux rien ! Rires.
Epuiépui j'lui dis qu'il faut arrêter comme le Contrat le stipulait : Mister est jeune à son aube et moi à mon crépuscule vraiment même si ça se ne voit pas. P'tain. J'ai jamais volé-menti la
marchandise. Du cash toujours c'est le meilleur plus honnête.
M'a fait flipper Mister avec des guns et des couteaux : j'ai marché vite-fait. Et puis.
Et puis j'ai compris assez vite que Mister s'en sortirait maousse avec...
... sa Gueule d'Ange.
No problemo.
A tchao bonsouère.
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